Comparatif des réglementations thermiques 2012 et 2018

Vivre dans une maison confortable qui ne nuit pas à l’environnement est actuellement possible. En effet, le Gouvernement met en place toutes sortes de dispositifs et de normes pour que cela soit faisable tant pour les nouveaux habitats que pour les maisons à rénover. La norme la plus connue est la RT ou réglementation thermique et elle a vu le jour pour la première fois en 1974.

Depuis 1974, on n’a jamais cessé d’améliorer la réglementation thermique mais la plus révolutionnaire reste sans doute la RT2012. Toutefois, comme les choses évoluent, la RT2012 a été revisité et c’est pour cette raison que nous devons maintenant nous préparer à la RT2018. A quoi faut-il s’attendre pour cette nouvelle réglementation thermique et surtout, avez-vous compris la RT2012 ?

Faisons donc le point sur ces deux réglementations thermiques pour mieux comprendre et mieux accueillir la nouvelle réglementation en vigueur !

RT2012 : ce qu’il faut retenir

La réglementation thermique 2012 a bien fait parler d’elle depuis son élaboration jusqu’à nos jours. Presque tout le monde en a entendu parler, mais encore peu de personnes savent réellement ce que c’est. Même si son règne touche à sa fin, il est tout de même nécessaire de connaître l’essentiel à son propos.

Les objectifs de la RT2012

Comme toutes les réglementations thermiques élaborées depuis le début, la RT2012 a pour objectif principal de réduire les dépenses énergétiques des bâtiments sur une très grande partie du territoire français. Il s’agit donc d’une norme qui a pour objectif de faire baisser la consommation énergétique des ménages français sur le long terme, sans pour autant porter atteinte au confort.

Par ailleurs, contrairement aux idées reçues, avec la RT2012, les nouveaux propriétaires peuvent se permettre de choisir l’architecture qu’ils veulent pour leur maison. Bien évidemment, les vieux bâtiments peuvent être rénovés en suivant la norme en question, mais alors, il faudra effectuer des études thermiques pour déterminer les éventuelles améliorations.

En somme, avec la RT2012, on s’attend à voir évoluer de manière positive le confort en été, l’efficacité énergétique et la consommation d’énergie primaire. Concrètement, avec cette norme, la consommation d’énergie primaire des bâtiments neufs sera limitée à 50 kWhEP/(m².an) en moyenne. Enfin, cette norme est applicable à tous les permis de construire déposés depuis le 28 Octobre 2011.

Les exigences essentielles de cette réglementation thermique

Pour atteindre les objectifs de la RT2012, il faut se soumettre à certaines exigences. Concrètement, il y en a 3 et elles sont essentielles : le Bbio, le Cep et le Tic.

  • Bbio ou besoin bioclimatique est un calcul qui permet de mettre en exergue la qualité des apports naturels d’énergie ainsi que leur conception et leur implantation. Grâce à ce calcul, il devient possible de limiter la consommation en rapport avec la ventilation, l’eau chaude sanitaire, l’éclairage et le chauffage. En somme, le Bbio est le calcul qui permet de déterminer la performance thermique du bâti.
  • Le TIC ou température intérieure conventionnelle est le paramètre qu’il faut considérer si l’on veut avoir une température agréable durant l’été sans se ruiner. En effet, cette température représente la température maximale atteinte dans le bâtiment après une séquence de cinq jours très chauds. Afin d’être conforme, la TIC d’un bâtiment doit éviter de dépasser la valeur de référence appelée Ticref. Il faudra donc respecter les protections solaires ainsi que la ventilation nocturne si l’on veut se conformer à l’exigence TIC.
  • La Cep ou consommation d’énergie primaire est une exigence suivant laquelle la consommation globale maximale primaire est de 50 kWh/m²/an. Pour ne pas dépasser ce coefficient, il est conseillé d’opter pour des équipements peu énergivores. Il convient donc de trouver des solutions économiques pour avoir de l’eau chaude sanitaire ainsi que du chauffage efficace, quitte à renforcer la qualité de l’isolation du bâtiment.

En somme, les maisons conformes à la RT2012 jouissent d’un confort important pour une consommation énergétique fortement réduite. De même, en optant pour cette norme, on choisit de prendre soin de l’environnement et on se donne plus de chance en cas de revente de la maison. Cependant, pour être tout à fait conforme à la RT2012, il faudra faire appel à de vrais spécialistes…

Si vous souhaitez avoir plus de précision, il existe un guide des réglementations thermiques 2012 et 2018 proposé par la société BET AEF qui est localisé à Montpellier.

RT2018 : l’essentiel à comprendre

C’est dans l’ordre des choses, la RT2018 remplace la RT2012 et pourtant, si l’on analyse bien les choses, on pourrait facilement dire que la RT2018 n’est qu’une simple amélioration de l’ancienne règlementation thermique. Il convient réellement donc de faire le point sur cette nouvelle RT, car la RT2015 n’a pas trop fait parler d’elle…

Une réglementation environnementale

Alors que de très nombreuses personnes appellent cette norme RT2018, d’autres spécialistes s’accordent à dire qu’il s’agit d’une réglementation environnementale. En effet, tandis que la RT2012 avait pour objectif de réduire la consommation énergétique tout en augmentant le confort du bâtiment, la RT2018 vise à rendre les bâtiments publics plus écologiques.

Il faudra aussi retenir qu’avec la RT2018, les bâtiments produiront de l’énergie plus qu’ils n’en consommeront et donc, à terme, de tels bâtiments pourraient alimenter tout un quartier. Donc, avec cette norme, on s’approche de plus en plus des BEPOS et en plus, avec cette norme, un nouveau label verra le jour l’Energie-Carbone. En somme, cette nouvelle norme se rapproche de l’idéale et prépare quelque chose de plus grand…

Donc, cette nouvelle norme pourrait réellement faire évoluer les choses, car en plus de garder les meilleurs principes de la RT2012, elle est plus axée vers l’environnement…

Les principes de la RT2018

Nous le disions dernièrement, la RT2018 est aussi connue comme étant la RE2018 vu que la norme en question est plus axée vers l’environnement. Sachez donc que ce sont les bâtiments publics qui sont les premiers concernés pour le moment. Cependant, à terme, les maisons individuelles s’y conformeront aussi.

Avec la RT2018, les bâtiments s’approcheront des BEPOS étant donné que l’isolation thermique sera largement améliorée, l’air sera étanche, la consommation d’énergie sera limitée, l’eau pluviale sera récupérée et utilisée, l’énergie solaire sera exploitée et bien évidemment l’émission de carbone sera considérablement réduite.

Par ailleurs, avec cette norme, il faudra considérer le label Energie-Carbone et il se décompose en quatre sous-catégories appelées « Énergie ». Dans le cadre de la RT2018, les bâtiments qui bénéficient des labels « Energie1 » et « Energie2 » sont considérés comme étant les meilleurs et pour le reste, des améliorations devraient être faites.

Même si la RT2018 est tout de même plus souple par rapport à la RT2012, elle reste une trajectoire pour arriver jusqu’à la RT2020. Quoi qu’il en soit, cette norme pourrait très bien améliorer les choses sur plusieurs niveaux : la consommation et l’environnement.

RT2012 et RT2018 : les réelles différences

La RT2012 comme la RT2018 visent à améliorer le cadre de vie d’un foyer et l’environnement. Cependant, il y a de très nettes différences entre ces deux normes étant donné que la version 2012 est faite pour les maisons individuelles tandis que la version 2018 est pour les bâtiments publics.

Notez donc que dans le cadre de la RT2012, la consommation maximale d’énergie primaire ne doit pas dépasser les 50 kWh par m2 par an et en même temps, en été et en hiver, toute la maison doit bénéficier d’un confort optimal. Grâce aux travaux d’isolation divers ainsi qu’au choix des appareils électroménagers, il est possible de se conformer à cette norme sans trop de frustration.

Pour ce qui est de la RT2018, elle révolutionnera sûrement la transition énergétique étant donné qu’avec elle, les bâtiments iront sur le chemin des BEPOS. Concrètement, cela veut dire que la consommation d’énergie devra avoisiner les 0 kWh d’énergie primaire par m² par an et le bâtiment concerné devrait produire de l’énergie et en distribuer. Par ailleurs, avec cette norme l’empreinte carbone sera considérablement réduite.

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