Quand les plantes produisent de l’électricité

quand les plantes produisent de l electricite

La race humaine est toujours à la recherche d’innovations technologiques pour faciliter son quotidien. Fort heureusement, cette soif permanente de découvertes technologiques se transforme petit à petit en un engouement pour l’amélioration de la technologie écologique. En effet, à nos jours, les chercheurs se penchent beaucoup plus sur les meilleures façons d’alimenter les besoins quotidiens de l’homme en se basant sur l’énergie renouvelable, à l’exemple de l’exploitation de l’énergie solaire pour l’électricité ou encore des nuages pour l’eau potable sans oublier les éoliennes et les hydroliennes.

Ces cinq dernières années, les chercheurs venus des quatre coins du monde ont poussé leur recherche sur l’énergie renouvelable. En France, en Hollande et aux États-Unis d’Amérique par exemple des chercheurs issus de grands centres de recherches ont établi des systèmes pour extraire de l’électricité venant des plantes vivantes. Cette technologie verte proprement dite est toujours en phase d’amélioration et tous espèrent sa vraie mise en place pour les futures générations. Si ce projet aboutit, la race humaine dépassera progressivement sa tendance à polluer son habitat avec les gaz à effet de serre nocif.

La trouvaille du centre de recherches Pascal Paul

trouvaille du centre de recherches Pascal Paul

Il y a déjà plus de cinq ans de cela, des chercheurs du centre de recherches Pascal Paul ont travaillé sur l’extraction d’une énergie électrique produite par un cactus. Rappelons que ce centre de recherches est une entité rattachée au CNRS. Le principe de base de l’expérience de ces chercheurs est la conversion de l’énergie solaire que la plante absorbe en énergie électrique.

Pour cela, ils se sont penchés sur une exploitation des énergies chimiques de la plante qui sont en activité grâce à la photosynthèse. Comme une plante produit une grande quantité de glucose et de dioxygène au cours de la photosynthèse avec la transformation de l’eau et du dioxyde de carbone elle a donc une potentielle énergétique bien exploitable.

En plantant deux électrodes dans le cactus que les chercheurs ont pu observer l’activité électrique générée. Ces deux électrodes sont modifiées par les produits de la photosynthèse et permettent ainsi l’alimentation de la biopile. Jusqu’ici, la puissance électrique qui a été enregistrée grâce à ce dispositif avoisine les 9 Microwatts par cm².

La proposition du géant américain MagCap Engeneering

proposition du géant américain MagCap Engeneering

Aux États-Unis d’Amérique, l’entreprise MagCap est sur un projet d’extraction de courant électrique venant d’un arbre. Ce projet est entre les mains de cette entreprise depuis 2006. Aujourd’hui, le projet prend une grande avancée et les chercheurs de l’entreprise sont sur le point de mettre en place une stratégie pour permettre au plus grand nombre d’en profiter.

Le principe a été inspiré de la foudre qui traverse le corps d’un arbre selon l’un des initiateurs du projet. Les chercheurs se sont basés sur cette production électrique naturelle qui émane en grande partie de la terre en se servant de l’arbre comme pôle positif et de la terre comme pôle négatif. Le dispositif consiste donc à planter un métal conducteur dans l’écorce d’un arbre à une profondeur de 3 cm et d’enfoncer un tuyau en cuivre à une profondeur de 19 cm dans la terre et de relier le tout avec un voltmètre banal. Le courant produit est continu et va de 0,8 à 1,2 V, mais pour qu’il soit bien efficace, il faut encore le stabiliser.

Le premier but de ces recherches de MagCap est l’utilisation de cette énergie renouvelable à large échelle. En effet, grâce à cette technologie, les éclairages publics, les points de recharges de véhicules électriques, mais aussi les sources d’énergie électrique domestiques pourront être totalement révolutionnés.

La pile à combustible microbienne de chez les Hollandais

pile à combustible microbienne de chez les Hollandais

La société Plant-e qui est d’origine hollandaise a également fait ses preuves dans cette course à l’énergie électrique verte. L’initiateur du projet est un ingénieur nommé Marjolein Helder. Le projet hollandais est basé sur l’exploitation des enzymes rejetés dans le sol qui sont issus de la photosynthèse d’une ou de plusieurs plantes. Comme une plante n’utilise pas en totalité les énergies transformées au cours de la photosynthèse, elle rejette dans le sol des enzymes qui ont une grande potentielle énergétique. C’est donc dans le sol qui avoisine les racines de la plante que cette source d’énergie est stockée.

La pile à combustible microbienne établie par l’ingénieure consiste donc à planter une anode à proximité des racines d’une plante, préférablement d’un arbre, et de mettre une cathode dans un récipient contenant de l’eau. Le résultat a donné une production d’électricité d’une intensité de 0,4 Watt non interrompue. Le but du projet est de rendre cette source d’énergie accessible à tous grâce à un système alimenté par les toitures végétalisées. Ce système permettra une production de courant électrique domestique continue tout au long de l’année.

Nous ne sommes pas loin de la vraie énergie verte

pas loin de la vraie énergie verte

Comme tous prônent l’utilité et la nécessité de la production d’énergie verte à grande échelle pour des fins économiques et écologiques, nous pouvons aujourd’hui dire que nous ne sommes plus loin de la vraie énergie verte. Cette exploitation d’énergies venant d’organismes végétaux est en effet une solution qui promet une grande révolution pour la planète d’ici quelques années. Si les projets de production d’énergie renouvelable ont été focalisés sur les ressources de l’air, de l’eau, du soleil ou des organismes transformés comme la biomasse au cours de ces 20 dernières années, de nos jours, les chercheurs valorisent la production d’énergie renouvelable venant des plantes.

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