Y aura-t-il cette fameuse panne d’électricité en France cet hiver ?

panne d'électricitéL’observatoire de l’énergie de Capgemini a tiré la sonnette d’alarme et a dévoilé cette nouvelle il y a quelques semaines. Une menace de black-out gravite autour de la France en cas de baisse soudaine et brutale des températures cet hiver, ce qui signifie donc une panne d’électricité générale sur plusieurs kilomètre voir même sur la France entière.

Chaque degré en moins amène un supplément de consommation de 2300MW. On peut donc s’interroger sur le déroulement de cet hiver… Serons-nous victime d’une panne d’électricité?

 

Les causes connues de la panne d’électricité

La France pourrait se retrouver victime d’une panne électrique. Une des causes avancée par les spécialistes de la question, est celle de la politique de l’Europe. En effet, des subventions importantes ont été attribué aux énergies renouvelables. Des conséquences impactent directement la situation fragile en France. En effet, ces subventions auraient fait perdre la rentabilité de nombreuses centrales à gaz…qui ont fini par fermer.

C’est le cas de six centrales en France, en deux ans et de plus d’une centaine sur toute l’Europe qui ont arrêté de produire. Or, il ne fallait peut-être pas privilégier autant les énergies renouvelables qui sont par essence, aléatoires. L’ensoleillement ou la force du vent ne sont pas prévisibles. D’où l’importance de conserver des énergies de secours…produites par une centrale à gaz. Or ce basculement des centrales prive le pays d’un soutien aux heures de pointe et fait grimper le prix du kwh d’électricité.

 

Deux hypothèses pour cet hiver…

centrale à gazRTE, Réseau de transport d’électricité, filiale d’EDF est chargé de contrôler en permanence que la production et la consommation s’équilibrent. L’organisme électricien vient d’émettre deux hypothèses quant aux semaines à venir. Selon la première hypothèse, l’hiver serait normal au niveau climatique et se présenterait donc sous des auspices plus favorables qu’en 2012. On aurait en effet, un gain de production électrique de 1300 MW. Cela serait permis par l’apport ponctuel de l’énergie solaire et de l’éolien. Cette hypothèse va même jusqu’à dire que la France serait capable d’exporter.

En revanche, ce n’est pas le même son de cloche dans la seconde hypothèse. RTE a proposé une hypothèse de « stress test » dans laquelle on trouverait une période de froid. Les températures seraient environ 6 degrés inférieures aux moyennes, et ce, entre mi-janvier et fin février, c’est-à-dire quand les ours sont les moins longs. C’est ce qui s’est passé, en février 2012.. Or chaque degré en moins déclenche une surconsommation de 2300 MW. Dans ce cas précis, la France se verrait dans l’obligation d’importer au vue de l’importance du chauffage électrique en France. Il faudrait combler, en important, un déficit qui pourrait aller de 1000 à 4000 MW. pour combler un déficit situé entre 1 000 et 4 000 MW. Mais la situation ne serait pas catastrophique pour autant puisque le système que l’on connait aujourd’hui permet l’importation de 8000 à 10 000MW.

 

Des difficultés au niveau local…

A l’échelle locale, la situation de la panne électrique est nettement plus complexe. Il faut savoir que deux « péninsules électriques » sont présentes dans le pays et ne sont pas indépendantes en terme de production d’électricité. On appelle ainsi les régions déficitaires en électricité que sont la Bretagne et la région Provence-Alpes-Côtes d’Azur. Il faut savoir, en effet que la Bretagne produit seulement 11% de l’électricité qu’elle consomme chaque année. Des aménagements sont en cours de réalisation, à savoir deux lignes souterraines de 225 000 volts destinées à chacune de ces régions ainsi qu’un projet d’une centrale de production dans le Finistère. Mais ces projets ne sont pas encore terminés. Un dispositif existe depuis six ans pour ces deux régions, il s’agit d’Ecowatt. Il repose sur le bénévolat. Les consommateurs qui le veulent peuvent différer une partie de leurs activités dans le but de minimiser les risques de coupures dans ces régions. Ce dispositif est efficace puisqu’un effort de 45 000 abonnés permet d’effacer 1 à 2% de la consommation. Cela éviterait la surconsommation.

Ainsi, pour cet hiver, la situation ne semble pas désespérée et il paraît possible que l’on évite la fameuse panne d’électricité. Au niveau local, des dispositifs sont mis en place pour pallier aux difficultés de la production d’électricité. Toutefois, si rien n’est envisagé pour les prochaines années, la situation risque de se compliquer quand on voit les déséquilibres qui commencent à naître dans la production électrique et les risques d’une panne d’électricité revenir presque chaque année. Le prix du kwh d’électricité ne va cesser d’augmenter…

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